Depuis sa création, le MJSR n'a cessé d'évoluer afin de plaquer au mieux ses activités avec les réalités quotidiennes de ceux auxquels il s'adresse.

Que d'activités imaginées, créées, mises à disposition des utilisateurs puis abandonnées parce que ne répondant plus à un besoin ou reprises et développées par d'autres organismes avec d'autres moyens. Que ces modifications aient résulté d'analyse objective ou de mouvement de contestation de la part de certains membres, elles n'en ont pas moins toujours fait avancer l'association de manière positive.

Avoir 100 ans d'existence, une structure souple et performante et travailler dans un climat serein n'empêche pas notre association de toujours faire des réflexions de fonds, des remises en question sur nos activités, notre fonctionnement afin de toujours mieux répondre aux besoins de celles et ceux auxquels nous nous adressons.

Passionnés d'histoire ou tout simplement acteur à un moment ou à un autre de l'une ou l'autre de nos aventures, vous allez pouvoir plonger avec bonheur dans cette rubrique et découvrir l'histoire riche et passionnante du MJSR mais aussi des camps et colonies de vacances dans notre pays.


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1920-1924 – La création du MJSR suite à la 1ère Guerre Mondiale

La 1ère Guerre Mondiale provoqua des difficultés économiques et sociales importantes en Europe. A la suite d’une conférence à Lausanne intitulée « Vienne, une ville à l’agonie », un gymnasien, Frédéric Egger, fut très ému par la terrible famine qui régnait dans cette ville. Soutenu par ses camarades, il collecta alors des fonds pour aider la population sur place. Poussés par un urgent besoin d’agir, quelques élèves des gymnases cantonaux de Lausanne fondent au mois de mai 1920, le Mouvement de la Jeunesse Suisse Romande (MJSR) avec Monsieur Egger comme Président.

Très vite, des jeunes d’autres cantons romands se rallient au Mouvement (c’est ainsi que les Anciens appelaient le MJSR) qui devient vite important et connu. Plusieurs hommes politiques lui apportent leur soutien moral et une certaine légitimité mais le MJSR ne reçoit alors aucune subvention. Dès sa fondation, le MJSR a également soutenu les œuvres romandes de l’Enfance.

De nombreuses actions voient le jour  durant les débuts de l’association :

Un bulletin d’information est publié tous les mois au prix de CHF 2.- par année en moyenne.

Plusieurs sections du MJSR se créent et s’organisent en Suisse Romande. L’association fonde à Genève le « Secrétariat International des Mouvements de Jeunesse ».

La création des « photos-cartes » aide les enfants défavorisés. Le donateur choisit la photo de l’enfant qu’il souhaite parrainer.

(1a) 1922 UISE Sauvez les enfants

Le MJSR se met en relation avec l’Union Internationale de Secours aux Enfants dont il deviendra membre quelques années plus tard. Le Mouvement prévoit des actions de soutien sous forme de conférences, concerts, représentations cinématographiques et théâtrales, des ventes et de collectes en faveur des enfants miséreux de toute l’Europe.

La 1ère journée de la faim organisée par le MJSR rapporte plus de CHF 60'000. Des enfants affamés d’Autriche, de Russie et d’Allemagne sont alors secourus. Cette action deviendra l’une des opérations les plus importantes de l’association.

(1b) Journee de la faim

Plusieurs trains de vivres sont envoyés pour la Russie et le MJSR ouvre deux cuisines près de Saratov.

Un sanatorium et une cuisine sont ouverts en Allemagne.

Les actions citées précédemment sont les principales, mais les membres du MJSR en ont fait bien plus encore comme les paquets de Noël, des distributions de bons de nourriture, des réunions de filleuls, des manifestations diverses, ….

Et les années à venir ? De l’entrain, de la joie que faut-il de plus ? Elles sont pleines de promesses.


1924-1930 – Un changement de cap pour un soutien plus local (1ère partie)

Les buts premiers du MJSR étaient déterminés par la situation critique de l’immédiat après-guerre. L’association semblait vouée à une disparition progressive avec le retour de la paix en Europe. Cependant, le caractère nettement international du Mouvement à ses débuts fait place à une préoccupation toujours grandissante pour l’enfance malheureuse en Suisse (conditions d’hygiène déplorables, manque d’affection, …).

Suite à ce constat, les sections locales du MJSR diversifient leurs activités. Elles continuent à faire des campagnes de propagande mais récoltent aussi des fonds en réalisant des collectes diverses, organisent des soirées théâtrales, des bals, des petits événements ou stands (au comptoir suisse, à la fête des vendanges de Neuchâtel notamment). Elles font aussi appel à la générosité des membres passifs par l’intermédiaire du bulletin mensuel.

Ce changement de cap pour un soutien plus local est marqué par plusieurs événements :

Suite à l’inauguration de « La Lune » à St-George-sur-Gimel (VD), premier baraquement utilisé par le MJSR, les premiers camps sont mis sur pied pour permettre à des enfants de se remettre en forme et de sortir de leur quotidien pas très rose.

(2a) La Lune

« L’œuvre des marraines » à Lausanne, Genève et Neuchâtel est un témoin important du passé de l’association. Des jeunes filles « adoptent » une famille nécessiteuse. Elles les soutiennent financièrement grâce à des cotisations mais prennent également soin de leurs enfants en les visitant régulièrement, en les aidant pour leurs devoirs et en leur donnant la possibilité de partir en colonies à « La Lune ». Les marraines distribuent également des vêtements aux familles dans le besoin, mettent sur pied des bibliothèques à destination des filleuls et organisent de belles fêtes à la période de Noël.

La fondation des « Corbeilles circulantes » (ou « Berceaux circulants ») prête des corbeilles durant une année à des mères dans le besoin. Une layette est offerte et accompagne la corbeille.

(2b) Corbeilles circulantes

Dans les « Ouvroirs », on coupe, coud, tricote, babille, … On confectionne les essuie-mains, les linges de toilette, les tabliers ainsi que les barboteuses et les chaussettes que les filleuls mettront l’été à « La Lune ». Les Ouvroirs peuvent aider les Corbeilles circulantes en leur fournissant des layettes et petits vêtements.

Plusieurs sections du Mouvement organisent des collectes de vêtements dans les villes où elles exercent leur activité. « Lausanne Pavoise » en est un exemple. Tous les dons récoltés lors de ces collectes sont désinfectés, triés, puis arrangés dans un « Vestiaire ». C’est la réserve des vêtements pour les besoins constants, les cadeaux, les « Paquets de Noël », les fêtes des filleuls, …


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